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Killian Taofifenua : Béziers
Lukas Doyhenard : Biarritz
Sonatane Takulua : Nantes
Yan Arnold : Nevers
Yvan David : Chambéry
Mehadji Tidjini : Centre de formation
Mohamed Ben Bouhout : Centre de formation
Elie Bondouy : départ
Yan Tabarot : Dax pas d'actualité
Baptiste Moreno : Narbonne
Gary Graham : Béziers démenti
Maxime Gianet : Béziers démenti
Ferdinand Dréno : Colomiers
Tomas Munilla : Leucate
Pablo Patilla : Brive
Fabien Lorenzon : Angoulême
Manny Edmonds : départ
Pierre Aguillon : Béziers
Gaëtan Pichon : Nevers
Ian Boubila : Dax
Bernard Goutta, notre manager, va nous quitter… Apparemment de sa propre décision. Et honnêtement, ça laisse un goût amer.
Déjà, on sent une forme d’euphorie chez certains soi-disant supporters à l’annonce de l’arrivée du Béarnais Joël Rey.
Personne ne remet en cause sa légitimité ni ses compétences. Mais cela montre encore une fois à quel point, dans le rugby professionnel, la mémoire et les valeurs peuvent disparaître vite.
Bernard Goutta était arrivé dans un club fragilisé, dans une période compliquée, presque dans l’indifférence générale. Il n’a jamais cherché la lumière. Il est venu avec ses convictions, son franc-parler, ses valeurs de travail et son amour du rugby.
Petit à petit, il avait commencé à reconstruire quelque chose. Une équipe, une identité, une âme. On sentait qu’une vraie architecture prenait forme, pierre après pierre, avec patience et caractère.
Et puis, au premier grand coup de vent, tout semble s’effacer… comme si l’homme derrière le travail accompli devenait soudain invisible.
C’est dur de voir à quelle vitesse certains oublient celui qu’ils applaudissaient encore hier.
Le rugby parle souvent de respect, de famille et de valeurs humaines. Mais parfois, la réalité du professionnalisme vient balayer tout ça sans état d’âme.
Monsieur Goutta, vous resterez malgré tout comme un homme sincère, entier, passionné. Un bâtisseur.
Et les bâtisseurs ne laissent jamais seulement des résultats : ils laissent des traces.
Merci pour votre engagement, votre authenticité et votre courage dans les moments difficiles.
Et souvenez-vous d’une chose : quand certains vous croiseront demain et changeront de trottoir après vous avoir tant aimé, cela ne dira rien de vous… mais beaucoup d’eux.
Bonne route à vous. En espérant vous revoir rapidement là où votre passion et votre travail seront reconnus à leur juste valeur.
Parce qu’au final, dans ce milieu, on oublie souvent trop vite celui qui a tenu les murs debout pendant la tempête.